Chanteuse et épouse de l'artiste Azaya, Djelikaba Bintou a suscité l'indignation des associations féministes en publiant une photo où elle semble être battue.
Sentence : faux !
Les faits
C’était en avril 2025 ! La diffusion d’images de l’artiste Djely Kaba Bintou Kouyaté, le visage défiguré, prétendument battue par son mari, l’artiste Azaya, a enflammé les réseaux sociaux. Une polémique est née. Sur fond d’arguments religieux, la polémique a révélé à nouveau la fracture de la société sur le sujet des violences faites aux femmes. Des internautes soutiennet que l’islam autoriserait un homme à battre sa femme, sans brandir le verset ou le hadith. Pour démêler le vrai du faux, nous avons consulté un chroniqueur islamique.
« On n’a pas ordonné de les violenter, de leur faire du mal, ni de les blesser »
Au cœur du débat se trouve le célèbre verset de la sourate An-Nisa. L’imam prédicateur, oustaz Djely Madi Condé apporte un éclairage crucial sur l’interprétation de ce verset. Il cite l’exemple du Prophète (PSL) lorsqu’il était en désaccord avec ses épouses : « Le Prophète prenait son écharpe et frappait sa femme avec. Mais quand il faisait ça à ses femmes, elles se mettaient à pleurer. Elles pleuraient à chaudes larmes ». Il souligne que le Prophète a aussi émis des interdictions strictes : il ne faut pas frapper le visage, ni les parties sensibles, ni laisser de marques indélébiles.
Plus loin, il mentionne les interprétations des théologiens. « Il ya des commentaires qui disent qu’il faut le faire avec le cure-dent africain ». Selon lui, l’objectif n’est pas de faire du mal ou de blesser, mais de donner une leçon symbolique, de faire prendre conscience de la gravité de l’acte sans infliger de douleur physique. « Voici le secret qui se cache derrière frapper les. On n’a pas ordonné de les violenter, de leur faire du mal, de les blesser », conclut-t-il.
